Manger, Baiser, Créer, Socialiser, Apprendre, Se faire reconnaitre.

En ces temps de belles promesses et de beaux discours sur le comment devraient-nous réorganiser notre misère collective, je crois qu’on passe à côté de l’essentiel : au bout du compte, l’immense majorité des besoins de l’immense majorité des gens se résument aux six champs d’activité suivants ; manger, baiser, créer, socialiser, apprendre, se faire reconnaître. On veut tous jouir le plus possible pour le moins d’efforts, et vivre le plus de situations, les plus agréables et positives possibles. On veut tous, de quelque nature qu’ils soient, réaliser des projets.

À la place, on travail quarante-heure par semaine pour se payer deux semaines de vacances par année, et si on est ben chanceux, un petit chalet. On paye des taxes pour financer un système de justice qui, en retour, ne fait qu’accentuer l’écart des classes sociales, grossir les coffres de l’État, et nous protéger et servir à coup de matraque et d’amendes. On paye des taxes pour financer un système de santé qui n’est qu’une grosse business servant à réparer les blessures que notre mode de vie productiviste insensé nous amène. On finance un système d’éducation qui se résumera bientôt à un consortium d’usines à qualifier de la main-d’oeuvre le plus rapidement possible. On se console avec des bébelles et des cossins futiles, qui sont programmés pour briser et qui ne font que nous enfoncer dans le gouffre, autant financier qu’écologique.

Ca vous tenterais pas, vous autres, qu’on organise collectivement la paresse, plutôt que de continuer à écouter nos évêques modernes en costard vanter Dieu dollar et l’importance de travailler pour les autres ? L’autre type de dogmatisme, la croyance – parce que c’est ce que c’est –  en la nécessité de l’État, qui pensent aveuglément qu’il y aurait une nature humaine mauvaise, un esprit de prédation inné nécessitant un contrôle social pour maintenir l’ordre. Mais qu’est-ce que l’ordre ? Une société qui permet à des gens d’avoir des BMW pendant que d’autres ne mangent pas, c’est plutôt désordonné. Une société qui laisse certains avoir des bâtiments vides pendant que d’autres dorment dans la rue, c’est assez chaotique.

Ceux qui croient en la nécessité d’une  » phase de transition « , des petits changements, pas à pas, pour  » tendre vers le mieux  » ont peu de considération pour nos vies, comme si notre liberté et nos rêves pouvaient être mis sur la glace, notre bonheur, mis en attente, notre vie, prolongée indéfiniment, au gré de la ligne de la partie, des conditions objectives, de l’opinion de l’électorat, de la majorité silencieuse, des citoyens solidaires, ou de quelconque chimère. Ce n’est pourtant pas le cas.

L’anarchiste n’a jamais exploité quelqu’un, n’a jamais arrêté quelqu’un, n’a jamais intentionnellement et sans motifs valables causé du tord à quelqu’un pour son propre bien, causé du tord à quelqu’un. L’anarchiste n’a jamais envahi un pays. L’anarchiste veut être libre, et vivre dignement, et il comprend que la liberté et la dignité de chacun sont la condition primaire de la sienne. Pourquoi ne pas lui donner une chance ?

Ce texte est libre de droits, et je crois qu’il gagne à être diffusé le plus largement possible.
Mais, au final, les idées ne sont rien sans l’action ; si tu crois que c’en est assez, ne va pas voter, et à la place, agis, peu importe comment. À toi de voir.

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Et oui, ca devait arriver avant le 7. (Oui, c’est à toi que je parle, individu arborement fièrement le petit coeur orange)

Bonjour cher membre de Québec Solidaire,

J’espère qu’après la lecture de ce texte, tu bruleras cordialement ta carte de membre, ou même mieux, pour être écologique, tu pourrais l’utiliser comme carton pour tes joints. Là voici :

Plusieurs amis pensent faire la bonne chose en votant ou encore pire, en s’impliquant pour Québec Solidaire. Pourtant, les résultats sont, comme ils l’ont toujours été pour ce genre d’organisation, déficients.

Tout d’abord, il y a des gens qui n’ont pas tout à fait saisi comment l’économie fonctionnait et surtout pourquoi elle continue à fonctionner. Tout État assit ses bases sur la force répressive nécessaire pour assurer sa pérennité. J’y reviendrai plus loin, mais, peu importe à quel point il est vert et solidaire, un État implique des cochons. Comme si ca ne suffisait pas, les riches, les vrais de vrais, les grands bourgeois, ils n’ont pas seulement accès à une force de répression publique, ils ont aussi, en cas de besoin, accès à l’argent nécessaire pour engager une force de répression privée, comme une milice, des mercenaires, une armée privée, la mafia, les Hells Angels, les gangs de rue… Si ce que vous faites avait réellement une incidence et une capacité de  » dépasser  » le capitalisme, ils vous en empêcheraient. Le capitalisme et l’État sont interdépendants. Il y a une minorité objective qui exploite une majorité objective, et l’État a le monopole de la violence, la bourgeoisie une partie importante de la richesse. L’argent et le pouvoir sont deux choses qui s’attirent et qui se supportent mutuellement, donc prétendre que l’un peut disparaître sans faire disparaître l’autre, c’est être naïf.

De plus, le capitalisme a multiplié les méthodes d’aliénation, multiplié les divertissements, pour que nous occidentaux soyons confortablement assis sur notre cul à vivre une vie trop aisée pour ce qu’on pourrait réellement se permettre si on ne pratiquait pas à profusion l’impérialisme économique sur le tiers monde, trop occupé à jouer à des jeux vidéos ou à écouter des téléséries. Personne n’y échappe complètement. Avec le travail et les divertissements, on est beaucoup plus près du Huxley que du Orwell. Et Québec Solidaire, c’est simplement un raffinement du meilleur des mondes : les élections ne sont qu’un outil supplémentaire d’autolégitimisation du système pour assurer l’hégémonie complète du capital. C’est comme si Aldous avait rajouté une dizaine de pages avec un chapitre sur la démocratie et les élections, ou les individus avaient la possibilité de délibérer sur les modalités de leur aliénation et sur les façons de la rendre plus douillette. Pour moi, vous êtes ça.

Je ne doute pas des bonnes intentions de la quasi-unanimité des militants de Québec Solidaire, seulement je juge leur méthode comme complètement inefficace pour assurer la rupture nécessaire. Le temps presse, car les conditions de vie ne remonteront plus, les inégalités ne font que s’accentuer, et les désastres écologiques, se multiplier. Qui est-ce qui n’a pas d’assurance ni d’argent pour se reconstruire ? Les pauvres. Et lorsqu’il va manquer d’eau, qui va avoir les réserves ? Les riches. Lorsqu’il va manquer de nourriture, qui va se servir en premier ? Les riches.

Moi, travailler 40 heures par semaines, gratuité scolaire, transports verts et logements sociaux ou pas, ça ne m’intéresse pas, surtout que sans patrons et dans une économie alternative j’pourrais en travailler 20 heures, peut-être même 15 ou 10 heures. Moi, une société basée sur l’accumulation de biens matériaux futiles au détriment de la planète, ça ne m’intéresse pas, même si j’ai plus d’argent pour m’en procurer et que j’ai tous les services sociaux du monde.

Une société de zombies, ou tout le monde se croit tant unique à penser comme toutes les autres, ou on s’enlise tous dans la même routine, la même existence monotone, tout en  » faisant nos devoirs de citoyens  » une fois par deux ou trois ans, ou même une fois par semaine, ça m’intéresse pas. Pis l’opinion de l’esclave qui exprime démocratiquement le consentement complet de son asservissement, je n’en ai vraiment pas grand-chose à cirer.

Facile de citer en exemple des pays qui, comme n’importe quel pays capitaliste et impérialiste, assissent leur confort sur leur rapport de force économique avec le tiers monde, mais qui ont seulement trouvé une manière plus  » humaine  » et  » démocratique  » de le faire. Facile de parler de la démocratie de la Suède, il est beaucoup plus facile de se payer des chaînes d’esclaves en or lorsqu’on va le piller en Afrique, cet or.

Peu importe le parti et les mesures progressistes prises, tant qu’il y aura État, il y aura flicaille. Tant qu’il y aura flicaille, il y aura monopole de la violence et il y aura répression. Le meilleur exemple est l’Angleterre : à Londres, ils ont désarmé les flics, pourtant, plus de 1800 (1893 si je me souviens bien) personnes sont mortes par des flics entre 1991 et 2011. Ce n’est pas en la règlementant mieux que l’autorité de l’osti de chien (pardonnez le langage ordurier, quand on parle de cette catégorie d’individus, ma mèche est courte) que celle-ci sera plus légitime. Oui il faut protéger les membres de la collectivité contre des gens n’étant plus en contrôle, mais ces gens-là ont besoin d’être soignés, d’être aidés, et ce, pour l’immense majorité des cas, mis à part un Magnota une fois de temps en temps. Les cas irrécupérables sont des données aberrantes, qu’il faut d’une façon ou d’une autre gérer, mais qui ne légitimise en rien la police en tant qu’institution coercitive, et l’immense majorité de ce que constitue le travail de policier, ce n’est pas d’arrêter des meurtriers. Il y a rarement plus de 150 meurtres au Québec, il y a plus de 380 000 arrestations par années. Les crimes violents, c’est l’épouvantail qu’on sort à la population pour lui faire croire que la police sert à les protéger.

L’histoire a démontré que pour arriver à un changement radical de l’organisation sociale et économique, peu importe lequel, il faut contester l’entièreté des institutions de l’ancienne société pour arriver à en créer une nouvelle. L’économie va mal, la santé des gens va mal parce qu’ils travaillent trop et mangent mal. Ce n’est pas avec un peu plus de financement pour les coopératives, une une  » fiscalité progressive  » qui fait  » payer la juste part aux riches  » qu’on va éviter les crises caractéristiques au capitalisme. Et lorsqu’une crise comparable à celle de 2008 en Grèce surviendra, même si vous êtes au pouvoir, vous devrez couper dans tout ce qu’il y a de potable dans la partie  » État providence  » de l’État, comme tous les autres partis  » de gauche  » le font et l’ont fait d’innombrables fois par le passé. Et tous vos  » petits gains  » et vos mesures  » pragmatiques  » vers un  » idéal  » et pour le  » bien commun  » seront parti en fumée, probablement dans la pipe à crack du banquier ou d’un connard en costard du FMI.

Ce que je propose ? Qu’on renverse ce système de marde là. Comment qu’on fait ? Ça c’est le bout drôle : L’idée, c’est que c’est à toi de le décider, ce qu’il faut faire. Des options envisageables sont la grève sociale, l’émeute, l’action directe, en bref, tout ce que le pouvoir réprime, et qui, par conséquent, le dérange. Il n’y a pas de chemins clairs. Pas de certitudes. Pas de plan. Ce qui est sûr, c’est que ce qu’on va faire pourra difficilement faire moins dur que ça, sinon, on suck en crisse. Faut pas non plus avoir peur de s’organiser. Organisation et autorité sont deux choses distinctes, qui sont souvent, et à tort, confondues. S’impliquer dans une organisation révolutionnaire peut être un bon début, ou si aucune te plait, parts la tienne.

Règlement D’Compte III: Nee’ill, Filet désert (Présentation de Perigny.ca)

Assassin Skywalker qui s’est pas pointé. Move très discutable. Ca aurait été un sick, sick battle.
Certains se demandent pourquoi j’ai tout spit malgré tout, c’était surtout en vue de faire les révélations, ce qui ne s’est pas produit pour divers raisons. Des grosses bars, de l’assurance, j’suis assez satisfait de cette performance.

07 Battles 4e édition: Nee’ill vs Parizo

Pour vrai la performance de Parizo est un peu underrated à cause que c’est filmé, en live s’tait hilarant, le gars sait animer une foule, y’a juste pas mis l’effort nécessaire et c’est vrai qu’au niveau du fond, c’est pas grand chose. Un de mes meilleurs clashs selon moi, à part le petit choke, c’est probablement un des battles ou j’ai le plus punché et le plus été en contrôle. Shouts au 07, j’aime le vibe de cette salle et de ce crowd.

RawDon Battles 1 – Gino the master VS Nee’ill

Big up à l’organisation pour l’énergie investie, ceci étant dit, crowd de marde. J’ai get des réactions un peu facile par rapport à la collaboration de Gino avec G.I. Joe peu de temps avant notre battle. J’ai encore progressé, j’ai step up au niveau de la présence, ça se voit que je ne suis pas encore totalement à l’aise avec mes mouvements, par contre. Ça manquait aussi un peu de punchs.